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HC DANS LA PRESSE : « dans les travaux du BTP. Communiqué de presse »

 

Un hélicoptère pour effectuer un bétonnage en montagne  Le Moniteur matériels et chantiers octobre 09
 

« L’hélicoulage » fait gagner du temps dans une chaîne de mise en œuvre d’un béton spécial pour des remontées mécaniques dans les Pyrénées.

Installés, comme sur ce chantier de la station de Peyragudes (31), à plus de 2000m d’altitude, les télésièges, téléphériques et téléskis doivent fonctionner pendant des décénies… et reposer sur des supports en béton d’une qualité et d’une longévité exceptionnelles. Les socles sont soumis à des alternances gel-dégel au moins 6 mois dans l’année, sans oublier les sollicitations mécaniques en charge. Les normes atteignent, en la matière, un niveau extrêmement élevé. Le béton XF3 est testé à la livraison sur 3 points : la résistance à la compression (test effectué à Toulouse), l’air occlus (4-6%) et l’affaissement (11-16cm au cône d’Abrams). Les opérateurs surveillent les deux derniers points sur place. Un test invalide entraîne l’arrêt de la coulée. Pour Peyragudes, le béton spécial est produit à Lannemezan, distant d’une soixantaine de kilomètres du point de livraison le plus proche du chantier. Et il doit impérativement être utilisé dans les 4 heures après sa fabrication. C’est ce dernier caractère technique qui impose finesse et maîtrise technique dans l’organisation du chantier.

 

Météo

L’acheminement du béton demande deux heures moins le quart. Il ne reste qu’un peu plus de deux heures pour couler. Le volume emporté par l’Ecureuil B3 avoisine les 350l, soit 700kg. Pour ce chantier, la distance au sol parcourue pour déposer le béton en altitude est de 900m avec une dénivelée de 150m. Chaque rotaion dure près de 3min et la cadence ne souffre pas de ralentissement, sous peine de perdre du béton. Mais les prévisions horaires se heurtent aux changements de météo. Les rafales de vent (parfois plus de 120km/h), fréquentes en haute montagne, ralentissent les rotations. Et le beau temps n’est pas rassurant. S’il ne faut pas de pluie, une température élevée peut aussi être catastrophique. L’air chaud offre moins de portance à l’appareil. Ce sont les volumes emportés qui diminuent et qui entrainent davantage de rotations et une durée de coulée accrue. Denis Gileta

 

L’homme du chantier

Pierre Vignes – Directeur de travaux chez HC Pyrénées

« Pourquoi ne pas installer en altitude une centrale à béton mobile ? Pour que ette solution soit rentable, il faut fabriquer au moins 600m3. Or pour ce chantier, les deux gares du télésiège et les socles de pylones nécessitent environ 300m3. Quant à l’utilisation d’un transport 4x4, cela reviendrait plus cher que l’héliportage. »

 

Chantier de Peyragudes

Les intervenants

Maître d’ouvrage : Semap. Semi de Peyragudes

Maître d’œuvre : DCSA

Constructeur : Pomagalski

Entreprise : HC Pyrénées

Prestataire : SAF Hélicoptères

 

 
 
 
 
 
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